La clause bénéficiaire d’une assurance-vie : la phrase qui décide de tout
Votre clause bénéficiaire, rédigée il y a vingt ans et jamais relue depuis, reste juridiquement valide. C’est exactement ce qui en fait un point de vigilance.
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Vous voyez sans doute votre contrat d’assurance-vie comme un simple placement. Pour votre transmission, c’est en réalité l’un de vos outils les plus déterminants, précisément parce que sa clause bénéficiaire échappe à votre testament.
Pourquoi elle prime sur le testament
Les sommes versées à votre décès au titre d’un contrat d’assurance-vie ne font en principe pas partie de votre succession civile (code des assurances, art. L132-12) : elles vont directement au bénéficiaire désigné dans la clause du contrat, indépendamment de ce que prévoit votre testament. Vos deux documents peuvent donc se contredire sans que l’un l’emporte automatiquement sur l’autre : c’est votre clause bénéficiaire qui gouverne le sort de ces sommes.
Le piège de la clause jamais relue
Votre clause reste valide tant que vous ne la modifiez pas, même si elle désigne un ex-conjoint après un divorce, ou ne nomme pas un enfant devenu majeur depuis la souscription. Ce n’est pas un cas rare : c’est le cas que nous rencontrons le plus souvent, précisément parce que personne ne pense à relire sa clause après un changement de situation familiale.
Une exception à connaître
Si vos primes versées sont manifestement exagérées au regard de vos facultés (code des assurances, art. L132-13), vos héritiers réservataires peuvent en demander la réintégration à la succession. C’est une exception : dans l’immense majorité des cas, votre clause s’applique telle qu’elle est rédigée, ce qui rend sa relecture régulière d’autant plus utile.
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